Natur'elles

Fabuleuse consoude

Qu’est-ce que la consoude ?

Une plante bien sûr ! La vraie consoude ou Symphytum officinale est un vrai miracle de la nature. Ses bienfaits sont multiples. Ses feuilles et ses racines riches en allantoïne et en silice sont d’une aide précieuse en cas de tendinites, plaies, entorses et même fracture. Tout ce qui a besoin d’être ressoudé, elle s’y colle.

Comment utilise-t-on la consoude ?

Elle s’utilise en baume, macérat, cataplasme ou teinture mère et toujours par voie externe. Souvent, on croit que seules les racines sont efficaces ; cela n’est pas totalement vrai ! Si les racines marchent super bien, elles sont beaucoup plus compliquées à préparer que les feuilles, car elles sont coriaces, or il faut les hacher voire même les réduire en pommade, la tâche peut être difficile. Il faut également les faire sécher et comme elles sont extrêmement mucilagineuses, elles se gorgent d’eau dès qu’il y a un peu d’humidité puis pourrissent facilement. Les feuilles sont elles aussi très efficaces et beaucoup plus simples à préparer. Il est préférable de les faire sécher à plat et entière ou en gros morceau avant de les utiliser. On peut aussi les utiliser fraîches et humides en cataplasme par exemple.

Quelques précautions :

Le plus gros problème avec la consoude est qu’elle marche tellement bien qu’une plaie peut cicatriser trop rapidement en surface et « cacher » un éventuel début d’infection plus profond. Sur une fracture non « remise » dans l’axe, elle peut la consolider de travers ! Il faut donc être prudent et ne surtout pas oublier de passer par la case médecin en cas de fractures ou autres plaies profondes.

Recettes de macérats huileux :

Ce sont des préparations alliant des huiles végétales et des plantes séchées. Elles sont assez simples à fabriquer. Il suffit de remplir un bocal avec la plante séchée et de la recouvrir d’huile végétale (l’huile d’olive bio est parfaite). Parfois, il faut rajouter un peu d’huile végétale, car certaines plantes « boivent » beaucoup ! Au début, le bocal doit rester ouvert au cas où il reste encore un peu d’humidité. On le recouvre d’un sac en papier et on le met au soleil pendant environ un mois. Et voilà ! Le tour est joué ! Le plus dur est de faire complètement sécher la plante. Il est préférable de filtrer le mélange une fois qu’il a macéré. Pour cela, utilisez un linge en coton. Cela permet également de voir s’il reste de l’eau dans le mélange et de récupérer le cas échéant uniquement le mélange huileux assurant la bonne conservation de votre macérat.

Recettes de baumes :

Ce sont des préparations qui allient 100 ml de macérat huileux et 12 g de cire d’abeille râpée. On peut également y ajouter du miel et des huiles essentielles. Dans notre cas, un baume à la consoude, les huiles essentielles de gaulthérie, d’eucalyptus citronné et d’hélicrhyse sont parfaites. Comptez environ 6 gouttes pour 100 ml. Il faut chauffer au bain-marie le macérat et la cire d’abeille jusqu’à obtention d’une crème. Pour améliorer la conservation de ce mélange, certains ajoutent 6 gouttes d’huile essentielle de romarin à cinéole ou 8 gouttes de vitamine E, voire du pépin de pamplemousse.

Recettes de cataplasmes :

Cela consiste à appliquer sur le membre douloureux les feuilles de consoude fraîches ou séchées et de les y maintenir avec une bande ou du film alimentaire par exemple. Il faut d’abord les réhydrater et les hacher finement.

Recettes de teintures mères :

Ce sont des préparations qui allient des feuilles séchées et hachées et de l’alcool à fruit à 45°. Comptez 100 g de feuilles pour 500 ml d’alcool. Laissez macérer 2 semaines en remuant un peu tous les jours. Il est nécessaire de diluer un peu de ce mélange dans 2 cuillères à soupe d’eau avant de l’utiliser sur une compresse par exemple.

Où trouve-t-on la consoude ?

La consoude est difficile à trouver en jardinerie. La plupart du temps, vous en trouverez chez des petits producteurs sur le marché. Si vous connaissez des personnes qui en ont dans leur jardin, elles se feront certainement une joie de vous en donner : « volontiers, je n’arrive plus à m’en débarrasser ! Je suis envahi ! » Eh oui, la consoude est un peu collante ! C’est le comble non ! Si vous lui trouvez un petit coin dans votre jardin au soleil le matin et à l’ombre l’après-midi, elle proliférera et vous enchantera de ses jolies clochettes de couleur pourpre en été.

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